Blog sur la restauration de notre maison de campagne en matériaux naturels et de récupération, et démarche environnementale.
La pièce au départ était séparée en deux, un coup de masse à suffi pour faire tomber l’ensemble, les carreaux de plâtre étant très mal posés. Au plafond (sacrilège) il l’avait recouvert de placo sans même poser un isolant. J’ai donc fait tomber tout ça, avec les tasseaux, puis retirer les clous un par un.
Les murs (mis à part l’ancienne pièce du fond) sont eux aussi recouvert de placo. Hop, un coup de pied de biche et à la benne. Par contre dans la pièce du fond l’ensemble est recouvert de ciment, là ce n’est plus la même histoire !
La seule solution c’est le marteau burineur en faisant attention à ne pas déloger les pierres qui se trouve derrière. Heureusement l’ensemble part assez bien. Il m’a fallu quand même 4 jours pour faire tomber l’ensemble. On y découvre des choses sympathiques comme les entourages de portes et fenêtres et de la cheminée, mais aussi le dessus de la niche avec des pierres intéressantes. Je pense les mettre en valeur.
Pour décaper la cheminée, j’ai utilisé un décapeur thermique pour enlever la peinture ainsi qu’une brosse métallique. La pierre étant calcaire pour la partie basse, il m’a fallu atteindre un niveau élevé pour retrouver la pierre d’origine. Il est déconseillé d’utiliser la brosse métallique, mais dans ce cas je n’avais pas trop de choix. Au moins trois couches de peintures recouvraient l’ensemble de la cheminée. La pierre calcaire est tendre et dégage une fine poussière. Il existe un produit qui permet de stabiliser le support de la pierre et de la rendre imperméable aux agressions extérieures tout en laissant respire la pierre. J’ai opté pour ce produit assez cher mais efficace, car je vais utiliser cette cheminée comme hotte aspirante pour la cuisinière qui sera en dessous. Je laisse les pierres apparentes du fond, c’est plus joli, et j’isolerai de l’autre coté. Je garde la porte en fer, j’ai même mis des rosaces en fonte histoire de la rendre moins austère. Je ne sais pas encore si je l’a fait noir type canon de fusil ou bine une patine rouillée, on verra.
Une fois le ciment dégagé, il ne reste plus que la pierre et ses joints avec encore un peu de chaux d’époque. J’ai donc creusé sur 3 à 5cm les joints et dépoussiéré l’ensemble (bonjour en effet la poussière !).
Le but est de faire un mur à pierre vue sur le mur de séparation cuisine salle à manger et sur les trois autres, mis à part l’intérieur de la cheminée, la cheminée elle-même, les pierres de parement de portes et fenêtre ainsi que le dessus de le niche un enduit de chaux et de chanvre sur 5cm d’épaisseur minimum.
Ce n’est pas un isolant, mais un correcteur de température.
Dans la cuisine, comme dans la salle à manger, je laisse les poutres apparentes. Elles sont saines. La couleur noir et marron est un mélange de suie et de teinte. Au moins une centaine de vieux clous anciens forgés étaient plantés dans les poutres, il m’a fallu une matinée pour tout enlever ! La solution pour retrouver le bois débarrassé de tout ce qui n’est pas du chêne est le sablage. J’ai investi dans une cuve, une sableuse qu’il faut coupler à un compresseur assez puissant en débit d’air. Après c’est ponçage pour resserrer les fibres soulevées et ensuite teintes. Dans mon cas ce sera une moitié de chaulage et de céruse dans des teintes blanc cassé grisé. (Tout un programme) Le sablage va me permettre aussi de récupérer le dessus de la cheminée en pierre dur, et les encadrements de portes et fenêtres (pierre et chêne pour le linteau)