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Blog sur la restauration de notre maison de campagne en matériaux naturels et de récupération, et démarche environnementale.

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La cave




Je l'appelle maintenant cave (la cabane sur le plan), car c'est de cette manière que je vais l'utiliser.

Il s'agit d'une ancienne citerne utilisée à la manière d'un puits, afin de récupérer l'eau d'infiltration pour faire boire probablement les animaux.
Aujourd'hui, elle n'est plus en fonction mis à part quelques remontée d'eau de temps à autres surtout lors de fortes pluies. C'est d'ailleurs un souci, car si j'entrepose des denrées alimentaires (et des bouteilles de vin), ainsi qu'un peu de mobilier, je risque d'avoir des problèmes. Je verrai ça à la fin, une fois restaurée. Si le problème persiste, je serai contraint de mettre un drain et un puisard. C'est emmerdant !

Bref, en tout cas, il ne fonctionne presque plus, car un peu plus loin, dans le verger, il y a un puits. Je pense qu'ils ont mis ce puit suite à l'appauvrissement d'eau d'infiltration dans l'ancienne citerne qui devait être habiter au moins au départ, car il y a un ancien circuit électrique.

La cave se présentait de la manière suivante. La poutre faîtière s'est cassée en deux au milieu. Les chevrons dans l'ensemble ont aussi plié ce qui à entraîné l'affaissement de la toiture et du plancher.
Et le problème, c'est qu'il avait à l'étage des bouteilles de verres vides (au moins 250), des vieux vélos, des morceaux de chaises et deferrailles. Et en dessous, même chose sans les vélos, plus de la terre, des ronces, de la glaise, des détritus...

Un vrai plaisir. Mais je suis motivé. J'ai Fais ça l'hiver 2008/2009 sur une semaine à peu près.

J'ai tout d'abord commencé par débarrasser les encombrants, puis les bouteilles. Ensuite, sans m'occuper du sol, mis à part les bouteilles et tessons que j'ai enlever pour ma sécurité, j'ai commencé le démontage.

Première étape, les tuiles. J'ai commencé par celles qui étaient tombées, et après celle du toit. Debout sur les pierres de rive, je les ai simplement jetées au sol qui était détrempé pour qu'elles se plantent. J'en ai cassé quelques unes, mais cela traduit une faiblesse dans la terre cuite.
Dès que le sol était jonché de tuiles plates, j'ai fait des piles, et avec une brouette, j'ai déplacé l'ensemble vers la grange dans le but de les nettoyées.
Une fois le toit débarrassé de ces tuiles, je me suis attaqué à la charpente. L'ensemble à fini sur le tas de bois. J'ai tout tronçonné en bout d'un mètre pour le bois de chauffage. Heureusement que la poutre faîtière était en deux car c'est assez lourd.
Après reste le plancher. A la pelle, j'ai enlever la glaise dur comme du béton que j'ai jeter dans la brouette pour l'emmener sur le tas de gravat devant la maison, côté parking. Puis, une par une les lattes du plancher.



Une fois qu'il ne reste que les poutres, je me suis attaqué au sol. Muni d'une pelle, j'ai là aussi rempli quelques brouettes !

Les poutres ont été tronçonnées et rajouter elles aussi sur le tas de bois.
Après, c'est plus sympa, car déjà, j'ai découvert sous la terre, des dalles de Bourgogne très anciennes. Dès que j'ai un historique plus précis sur cette ancienne citerne, je n'hésiterai pas à vous en faire part.

Sur la photo ci-dessus, ont voit bien les murs qui ont été cimentés, mais il n'y a pas trop de dégâts. Je reviens donc sur le sol. La seule solution est d'y aller tranquillement afin de ne pas abîmer les dalles.
Tout d'abord, il faut retirer à la pelle, le reste de terre.



Ensuite, un coup de balai pour "fignoler" et surtout savoir ce qu'il y a exactement en dessous. A 4 pattes et assis, j'ai nettoyé en profondeur les dalles et les joints.



Les dalles se nettoient assez facilement. Pour les joints et notamment tous ceux qui sont en périphérie, c'est une autre histoire.
Sur 20 à 25cm au mur et sur les joints, les anciens propriétaires ont eu la bonne idée de jointer avec de l'asphalte ou un équivalent. La bonne idée ! Sûrement pour empêcher les infiltrations, mais difficile de lutter contre la nature. Surtout, ça empêche de faire respirer l'ensemble. L'asphalte plus le ciment, c'est un joli cocktail !
Bref, avec une spatule, un marteau et un peti burin, j'ai enlever centimètre par centimètre les joints d'asphalte. L'ensemble des joints à été creusé pour faire en sorte justement d'évacuer l'eau. Les dalles ont été posées directement au sol, certaines sont soulevées par endroit. Je ne sais pas encore si je vais y toucher, car dans l'ensemble je trouve que ce sol est beau dans sa livrée actuelle.

L'escalier qui mène à la cave était lui aussi totalement enfoui.



D'Ailleurs, et c'est la raison pour laquelle j'ai attaqué le démontage, au départ je souhaitais me rendre dans ce sous sol, et je suis tomber dans le trou. Sans gravité, mais j'ai bien été surpris ! Et c'est là que je me suis aperçu qu'il y avait un semblant d'escalier.
Hop, j'ai vite été chercher ma pelle, une scie (il y avait un arbre qui poussait !) et ma brouette et j'ai commencé à déblayer l'ensemble. Je me suis pris pour un archéologue !
Sur la photo ci-dessus, on voit bien dans le fond l'eau qui remonte.

Une fois débarrassé de ces ronces, orties et de sa terre, l'escalier retrouve de son âme. Vu que l'ensemble du terrain s'est nivelé avec le temps, je ne vais pas remonter la terre (bonjour le travail de terrassement !) mais rajouter une marche pour être au niveau actuel.



La prochaine étape, avant de poser la poutre faîtière, sera de remettre à niveau les pierres de rive.



Je pense que la difficulté est moindre. Je vais me baser sur les deux pierres de rive qui n'ont pas bougées de part et d'autre de chaque mur de refend. Avec une grande règle, je me mettrai à ce moment là à niveau.
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